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I. Généralités
A. La couleur
1. Les composants de la couleur
Nous ne pourrons pas aborder le thème de la photographie
sans passer par les principes de base de la couleur.
Trois facteurs contribuent à notre vision colorée du monde :
les sources de lumière blanche, comme le soleil les lampes à
incandescence,
les matières qui réfléchissent certaines radiation
de la lumière blanche et en absorbent d’autres, ce qui leur donne
leur coloration,
la capacité de l’œil humain de répondre à certaines radiations
sous formes d’impression colorée.
Les récepteurs sensibles de la rétine de l’œil humain ne
répondent qu’au radiations comprises entre 400 et 700 nanomètres.
2. Synthèse additive
et soustractive des couleurs
Les couleurs peuvent résulter de l’addition ou de la
soustraction de différentes radiations de la lumière : Un mélange à peu
près égal de toutes les radiations visibles donne de la lumière blanche. Mais
il suffit de prendre les trois régions principales du spectre(bleu, vert et
rouge) et de les mélanger en différentes proportions pour pouvoir reproduire
toutes les teintes intermédiaires. Cette constatation est importante parce
qu’elle signifie qu’un film couleur n’a besoin que de trois couches
respectivement sensibles à ces trois lumières primaires pour être capable de
reproduire toutes les couleurs. Mais si l’on peut former les couleurs en
additionnant des lumières colorées primaires on peut également soustraire
certaines proportions de radiations à la lumière blanche pour parvenir à cette
synthèse de couleurs. La compréhension de cette inter-relation est fondamentale
pour le tirage en couleur.
B. Le papier
Il existe toute une variété de papiers photographiques.
Non seulement leur apparence varie mais ce qui est plus important, les
composants chimiques de leurs émulsions varient aussi. Le papier est défini en
trois termes de format, poids et surface, et l’émulsion en termes de gradations
qui ont trait au contraste.
1. Les gradations de
l’émulsion
La différence de gradation du papier est un facteur crucial car
suivant le choix il corrige et modifie les contrastes du négatif, et donc la
qualité de l’image. Les gradations varient de 1 à 5 (éventuellement de 0 à 6)
et représentent un contraste allant de doux à dur dont la gradation 2 est de
contraste normal. Les gradations les plus utilisées sont 1,2,3 tandis que le 5
est employé d’habitude pour des effets délibérément forcés ou des négatifs très
légers. La gradation 4 est utilisé si le 3 n’est pas assez dur. Selon le
négatif il faut choisir le grade adapté pour le papier. Si le négatif est trop
contrasté il faut opter pour un papier doux et vice versa.
Il existe également les papiers multigrades ou polycontrates qui
permettent un meilleur contrôle du contraste.
2. La surface du papier
:
le papier brillant : sa structure lisse lui permet de reproduire les plus fin
détails du sujet,
le papier semi-mat : est moins réfléchissant que la papier brillant,
il est plus facile à retoucher,
le papier mat : il a le défaut principal de rendre les photos ternes
mais, en contrepartie, ils se repiquent et se retouchent plus facilement.
Le papier est recouvert d’une émulsion faite de gélatine imprégnée
de microcristaux d’halogénure d’argent, chlorure ou bromure.
Le
support dit "papier" est l'épaisseur la plus courante (135 g / m²).
La cartoline (250 g / m²) présente une plus grande rigidité. Ces deux supports
se rencontrent pour les papiers dit "classiques". Malgré sa qualité
probablement supérieure, le papier photographique traditionnel est supplanté
par les papiers «plastiques » ou «rc » (resin coated) dont le support
plastique empêche les produits de traitement de pénétrer dans les fibres,
permettant un fixage, un lavage et un séchage très accélérés.
C. Le négatif
Le négatif est la partie intermédiaire entre la pellicule
et la photographie finale. Le négatif final est en couleurs complémentaires(le
bleu est jaune, le blanc est noir et le rouge est cyan…)(cf. schéma ci-aprés).On
peut également constater qu’un voile orangé recouvre les parties claires du
négatif. Il a pour but de réduire le contraste et d’améliorer le rendu des
couleurs des épreuves positives finales.
Concrètement, pour commencer la séance de tirage, il faut
choisir un bon négatif, c’est-à-dire bien exposé, bien développé
et surtout propre et net. Mais si un négatif est un peu poussiéreux,
il suffit d’utiliser une bombe à air ou un pinceau soufflant pour
enlever toute particule étrangère. Il faut ensuite placer le négatif
dans le porte-négatif de l’agrandisseur.
Si la photo est verticale, il ne faut pas se préoccuper du
sens. Mais si la photo est horizontale, il faut mettre le haut de
la photo en bas. Dans tous les cas, le coté mat du négatif doit
être bien tourné vers le bas, sinon l’image apparaîtra à l’envers.
II. Le tirage
A. Les filtres
Les filtres sont des outils servant à améliorer les photos
en agissant sur les qualités de la lumière. Leur capacité à absorber,
transmettre ou réfléchir la lumière et ses couleurs permettent de les utiliser
à toutes sortes d’usage. Accentuer ou atténuer les couleurs (en tonalité pour
les films noir et blanc), absorber les ultraviolets, augmenter le contraste,
éliminer les reflets, corriger le rendu des couleurs, etc…
1. Les types de filtres
a. Les filtres ultraviolets
Ils sont incolores. Ils arrêtent les radiations à ondes courtes.
Ils évitent le manque de netteté provoqué par le rayonnement UV, dans les
prises de vue en extérieur, en montagne, en mer… En résumé, il réduit les
effets du voile atmosphérique. Il est utilisé avec les films noir et blanc,
couleur et diapositives.
b. Les filtres skylight
Ces filtres sont légèrement rosés, ils donnent un léger reflet
de réchauffement des tons. Ils absorbent les rayons UV et réduisent
les effets du voile atmosphérique.
2. Les filtres polarisants
a. Les filtres polarisants
circulaires
Ils sont destinés
aux appareils autofocus (modernes) car certains appareils utilisent pour la mesure de l’exposition un
miroir semi-transparent qui se comporte comme un filtre polarisant. L’emploi
d’un filtre polarisant circulaire évite une seconde polarisation par le miroir
semi-transparent ce qui conduirait à une mesure erronée de l’exposition.
b. Les filtres polarisants
linéaires
Ils sont destinés aux appareils à mise au point manuelle.
Ils existent d’autres filtres comme le jaune, orange,rouge…
Le filtrage couleur s'appuie sur la synthèse soustractive. Les couches
réfléchissent les ondes de la couleur primaire. La couleur complémentaire
traverse le filtre.
Exemple : le filtre magenta réfléchit
les radiations vertes et transmet la lumière magenta.

B. L’agrandisseur
1. Définition
Le rôle de l’agrandisseur est de
fournir une source de lumière pour éclairer le négatif et l’objectif pour
mettre l’image du négatif sur le papier sensible. Sous sa forme élémentaire, il
ne comporte que le dispositif à miroir gauche. Deux lentilles convexes,
appelées condenseur assurent un éclairage parallèle et uniforme. En inversant
le miroir et en éclairant le plateau, l’agrandisseur sert d’appareil de
reproduction. L’image est ensuite mise au point sur l’écran. ( voir schéma 1)
Il existe deux types d’agrandisseurs : l’agrandisseur à condensateur et l’agrandisseur à
lumière diffuse. (voir schéma 2).
L’agrandisseur à condensateur projette une lumière uniforme sur le
négatif gràce aux lentilles du condensateur. La plupart des agrandisseurs noir
et blanc fonctionnent d’après ce principe et peuvent être adaptés pour les
travaux couleur en glissant un tiroir à filtres entre le condenseur et le
passe-vues.
L’agrandisseur à lumière diffuse a été conçu pour des négatifs
couleurs et l’éclairement uniforme qui doit illuminer le négatif est mélangé
dans une chambre de diffusion. Les filtres peuvent être interposés de façon
continu dans le faisceau lumineux, la plage couverte par le filtre étant
proportionnelle au pourcentage de cette couleur dans le faisceau final après
mélange. Les coefficients de filtrage sont fournis par des cadrans gradués.
2. Schéma
On peut comparer un agrandisseur à une lanterne
de projection fixée sur une colonne verticale qui projette l’image
sur un plateau. Les différents éléments constitutifs d’un agrandisseur
sont :
la boite à lumière qui contient
l’ampoule électrique, source d’énergie lumineuse. Cette boite à
lumière assure l’étanchéité à la lumière de l’agrandisseur et participe
à une bonne répartition de cette lumière sur le négatif. Elle est
généralement peinte en blanc.
le condenseur, ensemble de deux
lentilles plan-convexes montées face bombée l’une contre l’autre.
Le condenseur assure une répartition lumineuse optimale sur la surface
du négatif. Le diamètre des lentilles du condenseur doit toujours
être légèrement supérieur à la diagonale du négatif utilisé. Certains
agrandisseurs qui permettent l’utilisation de négatifs de formats
très divers (du 24x36 mm au 13x18 cm) ont un jeux de lentilles que
l’on change suivant le format du négatif utilisé.
le tiroir porte filtre permet
d’interposer entre la source lumineuse et le négatif des filtres,
soit utilisés en tirage couleur, soit des filtres multigrades. Cette
solution est avantageusement remplacée par une tête couleur ou une
tête multigrade ( filtres intégrés).
le passe vue maintient le négatif
entre le condenseur et l’objectif. Pour assurer une bonne planéité
du négatif, il est parfois nécessaire d’ajouter au passe vue des
lames de verre. Les agrandisseurs de grand format ont de plus des
lames métalliques qui permettent de " marger "
le négatif dans le passe vue afin d’éviter toute lumière parasite
sur le plateau.
le soufflet assure une liaison souple
et étanche à la lumière entre la tête de l’agrandisseur et l’objectif. Sa
longueur varie par un dispositif de mise au point qui permet d’augmenter ou de
diminuer la distance négatif/objectif, donc de faire varier le tirage.
l’objectif assure la formation de l’image sur le plateau de l’agrandisseur.
Sa qualité est primordiale pour le résultat final.
la colonne supporte la tête de l’agrandisseur par l’intermédiaire d’un
bras. Elle est fixée au plateau. Elle comporte un système permettant de faire
varier la distance objectif/plateau, donc le grandissement.
Principaux accessoires des agrandisseurs:
le margeur, posé sur le plateau de l’agrandisseur maintient
le papier photosensible tout en assurant la planéité. Des réglets
mobiles permettent de protéger le papier de la lumière lors de l’exposition.
Ainsi des marges blanches de dimensions variables peuvent être ménagées
sur l’épreuve. Il existe différents types de margeurs à deux, trois
ou quatre réglets métalliques mobiles. Leurs possibilités sont plus
ou moins grandes, leur coût aussi. Un margeur est un appareil fragile,
qui doit être utilisé avec précaution.
le compte pose, qui commande l’allumage et l’extinction
de la lampe de l’agrandisseur pendant un temps déterminé par l’opérateur.
Il comporte un dispositif de réglage du temps d’exposition ainsi
qu’un interrupteur permettant l’allumage en continu de l’agrandisseur
de manière à effectuer les réglages nécessaires. Il existe deux
catégories de compte pose:
les électros mécaniques, avec un bouton rotatif permettant d’afficher
la durée de la pose. Cette pose est décomptée par un moteur électrique.
les compte pose électroniques qui sont conçus autour de circuits
qui permettent une plus grande précision de la pose (de l’ordre
du dixième de seconde). Ils ne comportent pas de pièces mécaniques
et ainsi présentent une plus grande fiabilité et régularité de mesure
dans le temps. Certains modèles offrent des fonctions supplémentaires:
Posemètres de laboratoire, mesure des écarts de contraste de l’épreuve,
contrôle de température des bains...
le vérificateur de mise au point permet d’agrandir
une partie du négatif de manière à effectuer la mise au point
sur le grain du négatif. Il doit être posé sur le margeur et réglé
à la vue de l’opérateur.
3. Généralités
a. Mise au point
Pour cela, il faut uniquement laisser la lumière
de l’agrandisseur.
Il faut faire bouger la tête de l’agrandisseur
verticalement afin que l’image projetée soit au format désiré
et ensuite il faut utiliser les marges du plateau pour cadrer
la photo. Ouvrir le diaphragme de l’objectif au maximum pour effectuer
la mise au point. Prendre un morceau de papier tirage blanc, et
le poser sur le plateau. Contrôler et affiner la mise au point
à l’aide du scoponet : l’image est nette lorsque l’on aperçoit
le grain du papier avec le scoponet. Examiner bien l’image projetée,
il s’agit maintenant de chercher à savoir si la photo est plus
ou moins contrastée et de déterminer le temps de pose correct.
b. Essais d’exposition
Pour réussir le tirage idéal, il faut effectuer
des essais. Il faut laisser le diaphragme ouvert à fond, et observer.
D’abord choisir le grade adapté :
Pour faire ressortir une large gamme de contraste sur la photo,
on utilise des filtres.
Il faut laisser le diaphragme ouvert au maximum et observer l’image
projetée pour savoir si la photo est fortement, faiblement, plus
ou moins contrastée.
Il existe des boites contenant des filtres multigrades, ces séries
de filtres ont un grade qui s’échelonne de 00 à 05.
Pour le filtre, il est conseillé de prendre le filtre 2 qui constitue
un bon choix : la photo ne présente pas de contrastes marquants.
c. Déterminer le
bon temps d’exposition
Le choix d’un temps de pose correct se fait
souvent à l’instinct. C’est cette phase là qui nécessite beaucoup
d’expérience.
Il faut essayer au début 10 à 15 secondes et en fonction du résultat
obtenu, il faut augmenter ou diminuer, de beaucoup ou de peu de
temps de pose.
Ensuite, il faut fermer le diaphragme de deux crans vers la gauche
et placer le filtre rouge devant l’objectif. Il faut alors éteindre
la lumière de l’agrandisseur et toute autre source de lumière,
sauf la lampe inactinique (le papier est sensible à la lumière
normale. Seule la lampe inactinique n’impressionne pas le papier)
A présent on peut sortir le papier et le placer sur le plateau,
ensuite enlever le filtre rouge et exposer le temps établi. Une
fois l’exposition terminée, traiter le papier (partie III).
Il faut alors observer le résultat et en fonction de celui-ci,
refaire quelques essais en faisant varier le temps de pose et,
ou le grade.
C. Tirage additif
Le tirage additif est très peu utilisé. Pour
ce tirage on emploie un agrandisseur normal, avec quelques accessoires :
trois filtres colorés, bleu, rouge et vert, saturés, ainsi qu’un
porte-filtre placé sous l’objectif. Le modèle rotatif convient
bien (schéma 3) mais il faut pouvoir repérer dans le noir le filtre
en place. Le problème à résoudre, en tirage additif, est de déterminer
le temps d’exposition sous chaque filtre donnant à la fois la
densité correcte et le bon équilibre des couleurs. Plusieurs moyens
pour y parvenir : par des essais (schéma 4, 2 ), système
mosaïque, analyseur couleur ou recommandations du fabricant.
Dans tous les cas il est nécessaire de faire un essai, de l’examiner,
avant de se risquer à tirer l’agrandissement définitif. Pour supprimer
une dominante colorée on peut soit augmenter la pose sous les
filtres complémentaires à la teinte dominante. Pour changer la
densité, diminuer ou augmenter proportionnellement les trois poses
individuelles. Mais nous n’en dirons pas plus car le tirage additif
est peu utilisé.
D. Tirage soustractif
Le tirage couleur permet une appréciation visuelle
des teintes. Ce tirage permet, après obtention d’un essai satisfaisant,
de tirer autant d’épreuves identiques qu’on le désire. Le maquillage
est possible comme en noir et blanc. Il faut projeter l’image
normalement et afficher sur la tête couleur ou préparer les filtres
recommandés par le fabricant de papier. Sur une demi-feuille exposer
trois ou quatre bandes d’essais, avec différentes expositions.
Après traitement, la bande bien exposée aura certainement une
dominante colorée qui sera éliminée en ajoutant les filtres formant
la même teinte que la dominante. L’exposition doit être modifiée
en fonction de ce nouveau filtrage. Il faut alors refaire une
autre série d’essai en variant quelque peu l’exposition. On ne
doit pas oublier de noter les valeurs d’exposition et de filtrage.
Après deux ou trois séries d’essais, on est assez prés des conditions
idéales pour faire une première épreuve au format définitif (voir
schéma 5).
III. Le traitement
du papier
A. Les conditions dans la chambre noire
Le tirage des agrandissements implique l'emploi
de papiers sensibles et un traitement en cuvettes: la chambre
noire est donc indispensable. Le laboratoire peut être provisoire
(salle de bain ) ou une pièce permanente. Les caractéristiques
essentielles sont: étanchéité à la lumière, eau et électricité,
ventilation. La meilleure façon de vérifier la bonne étanchéité
à la lumière extérieure est de rester une dizaine de minutes dans
le noir à l'intérieur: le moindre rayon lumineux apparaîtra alors.
Il faudra boucher les interstices avec du mastic ou du papier
adhésif opaque.
Le laboratoire sera divisé en deux zones: la zone sèche (agrandisseur,
papier sensible, négatifs, prises de courant), et la zone humide
(cuvettes, produits chimiques, lavabo, eau courante).
Malgré l'étanchéité à la lumière, il est important que l'air soit
renouvelé, d'une part pour respirer sans problème mais, et surtout,
de ne pas être incommodé par les effluves des produits utilisés
qui peuvent quelques fois être toxiques.
Concernant l'éclairage de ce local - à part le noir absolu, si
l'on peut considérer cela comme un éclairage - on devra obtenir
un éclairage type lumière du jour (de préférence) afin de bien
évaluer la densité des tirages et un éclairage de type inactinique.
Question chauffage, la pièce devra être maintenue idéalement à
20°C. Concernant l'eau, qui est un élément indispensable au travail
de labo, elle devra être courante. Il y a bien entendu toujours
possibilité de laver les épreuves ailleurs que dans cette pièce.
1. Matériel nécessaire
Une cuve de développement pour les film
(cuve étanche à la lumière permettant de traiter le film en pleine
lumière).
Trois cuvettes en plastique pour le traitement des papiers.
Des pinces à développement en INOX si
vous ne voulez pas tremper vos mains dans les bains.
Des éprouvettes graduées pour la
préparation des bains.
Des récipients de verre ou de plastique
pour préparer et diluer les bains.
Plusieurs bonbonnes de 1 ou 2 litres
(quelques de 5 litres éventuellement) pour la conservation des bains.
Un entonnoir.
Un thermomètre de précision.
Un ou de agitateurs en verre ou
plastique (surtout pas en bois) pour la dilution des bains, surtout ceux
en poudre.
Des pinces pour suspendre les films
(pinces à linge).
Un compte temps précis est également
indispensable pour mesurer les durées de passage dans les différents bains
2. Plan de travail sec
Sur le
plan sec, nous trouverons tout ce qui n'aime pas l'humidité : l'agrandisseur et
sa partie électrique, les produits en poudre, les films et papiers sensibles
etc.

3. Plan de travail humide
Sur le plan humide, les bacs et cuvettes de traitement et les produits liquides.

4. disposition du laboratoire

B. Le révélateur
Une fois le temps d’exposition
écoulé, il faut plonger le papier dans la cuve de révélateur. Agiter le bac
afin que le produit circule de manière uniforme sur toute la surface du papier.
L’image apparaîtra de façon progressive. Durée : 1 à 2 minutes.
Le révélateur transforme le
bromure d’argent isolé en argent métallique et fait apparaître l’image latente.
La formation de cette image latente est due à la lumière qui parvient sur le
papier sous la forme d’un photon. Ce photon vient réagir sur un des composants
du papier : l’halogénure d’argent. Le photon vient éjecter un électron de
l’halogénure ici un bromure :
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Br |
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Br + e – |
Le radical brome formé se combine
avec un autre radical brome pour former un dibrome :
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2Br
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Br2
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Tandis que l’électron vient
réduire les ions Ag+ en Ag il y a réduction photochimique :
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Ag+ + e-
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Ag
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Sur les zones éclairées du papier
il y a donc formation d’Ag. Mais à ce stade l’image n’est pas encore
perceptible. L'hydroquinone contenue dans le bac du révélateur permet de
réduire les autres ions Ag+ en Ag qui étaient restés en suspension dans le gel
pour compléter l’action de la lumière.
Cette opération se déroule en
milieu basique, l’hydroquinone est sous forme diphénolate.
L’hydroquinone est oxydée en
quinone. L’ion sulfite réagit alors sur la quinone pour former l’acide
sulfonique soluble dans l’eau, ce qui évite la formation de la quinhydrone, ce
complexe quinone-hydroquinone, coloré et insoluble.
Le rôle de la soude est de fixer
le potentiel du couple quinone-hydroquinone (ici sous forme diphénate). Le rôle
de l’ion bromure est de fixer le potentiel du couple AgBr-Ag
Préparation du révélateur :
Dans un erlenmeyer de 250 ml, dissoudre dans 100 mL d’eau distillée :
9g de sulfite de sodium (Na2SO3)
0.6g de bromure de sodium (NaBr)
Ajouter 20 mL d’une solution de soude à 2 mol. L-1
Ajouter 1.5g d’hydroquinone (1.4-dihydroxybenzéne ou 4-hydroxyphénol)
Boucher l’erlenmeyer et agiter pour homogénéiser la solution.
|
Génol
|
2 g
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Sulfite de sodium
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35 g
|
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Hydroquinone
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5 g
|
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Carbonate de sodium
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25 g
|
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Bromure de potassium
|
1g
|
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Eau distillée
|
1000 ml
|
Durée : 2 à 3 minutes à 18°C sans dilution.
C. Le bain d’arrêt
Le bain d’arrêt est un produit
acide qui a pour effet de stopper net l’action du révélateur.
Après le révélateur, il faut
immédiatement passer le papier dans le bain d’arrêt, qui sert à stopper
l’action du révélateur.
Temps : 30
secondes.
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Formule de bain d'arrêt
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Acide acétique à 80 %
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25 ml
|
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Eau.
|
1000 ml
|
D. Le fixateur
Dans le bain de fixage c’est
l’ion thiosulfate qui sert de fixateur.
La réaction qui se produit est
une complexation de l’ion argent.
Cette complexation permet de
former un complexe stable de l’ion argent et ainsi de lui éviter d’être à
nouveau réduit en ion Ag+. Le papier peut donc dés à présent être exposé à la
lumière du jour.
Le fixateur a pour but de rendre le bromure d’argent soluble mais
il n’agit pas sur l’argent métallique. Ainsi le bromure d’argent se disperse
dans le fixateur mais pas totalement, c’est pourquoi le rinçage est capital.
Il faut ensuite glisser le tirage
dans le fixateur. Cette opération est déterminante pour la bonne conservation
des tirages. Temps 4 à 5 minutes. Agiter.
On peut rallumer la lampe
normale.
Préparation du fixateur :
Dans un erlenmeyer de 250 mL,
dissoudre dans 150 mL d’eau distillée :
15g de thiosulfate de sodium (Na2S2O3)
150g de carbonate de sodium (Na2CO3)
Boucher l’erlenmeyer et agiter pour homogénéiser la solution.
E. Le rinçage
Le rinçage a deux
fonctions :détruire les bactéries qui pourraient faire apparaître des
champignons dans la gélatine et rendre cette gélatine moins collante pour
éviter les traces de calcaires
Après le fixage, mettre le
tirage, à l’aide d’une pince dans le dernier bac rempli d’eau. Temps : 2
minutes.
Il s’agit ici d’un bac rempli
d’eau traitée.
F. Le séchage
Il faut attacher ensuite le
papier sur un fil avec une pince à linge et le laisser sécher à l’air libre.
Et l’on découvre enfin l’image
photographiée sur le papier.
Vocabulaire :
Développement d'un film :
ensemble des opérations qui conduisent, après l'exposition
d'une surface sensible à la lumière, à assurer
la transformation de l'image latente en image visible, négatif
ou positif.
Test image : opération qui consiste à
développer un film en deux temps, quelle que soit la vue
du film, pour vérifier sa bonne exposition et à la
suite du film avec correction de diaphragme si nécessaire.
E6 : appellation de la chimie pour le développement
d'un film inversible.
C41 : appellation de la chimie pour le développement
d'un film négatif.
Cross process : traitement croisé. Développement
d'un film inversible dans une chimie pour négatif couleur
et vice-versa.
Négatif : émulation permettant d'obtenir sur film,
une image négative dont les valeurs sont inversées
par rapport au sujet photographié.
Positif : toute image est dite positive si ces valeurs sont
semblables à celles du sujet photographié.
Ekto : film photographique dont l'émulation positive
permet la lecture directe.
Inversible : émulation permettant d'obtenir directement
sur film ou sur papier une image positive.
Emultion : couche de gélatine contenant en suspension
des sels d'halogénure d'argent sensible à la lumière.
Elle constitue la surface photographique. L'émultion est
couchée sur film ou sur papier.
Sensibilité : la sensibilité est la caractéristique
fondamentale des films noirs et blancs et couleur, pis en compte
pour déterminer l'exposition correcte du film. La sensibilité
est exprimée en degré iso. Dans les conditions d'utilisation
normales. Les films doivent être exposés à leur
sensibilité nominale. Pour des raisons techniques ou pour
obtenir des effets particuliers les films peuvent être "
poussés ".Il est alors impératif de le signaler
lors du développement, en vue d'y apporter les corrections
nécessaires.
Diaphragme : partie de l'objectif qui permet de contrôler
la quantité de lumière nécessaire à
la bonne exposition. Par extension, le terme de diaphragme est utilisé
pour signifier une correction à apporter lors du développement
des inversibles. Par exemple : éclaircir d'un diaphragme
ou foncer d'un diaphragme.
Dominante : structure discontinue plus ou moins apparente
de l'image photographique constituée par les amas d'argent
ou de colorant.
Granulation : effet produit par la discontinuité de
structure de l'image.
Netteté : en pratique une image est nette si le grain
de l'original est parfaitement délimité. Un grain
net peut donner un rendu flou dans le cas d'image filée ou
bougée à la prise de vue.
Planche contact : tirage réalisé par contact présentant
l'ensemble des vues d'un film sur une même feuille de format
24 30 dans le but de sélectionner les meilleures vues.
Planche contact de lectures agrandies : différant
d'une planche contact normal car agrandi sur un format 30 40 ou
50 60 pour l'agrandissement de l'ensemble des vues d'un film.
Image latente : image invisible formée par l'exposition,
qui sera révélée lors du développement.
Tirage couleur : le tirage couleur peut se faire par la méthode
additive ou soustractive. On peut partir d'un négatif ou
d'un positif transparent(diapositive).Le tirage couleur nécessite
toujours l'emploi de filtres , afin d'équilibrer les couleurs
du positif.
Tirage soustractif : On utilise des filtres jaune, magenta,
et chan, chacun en sept densités croissantes, pour contrôler
la quantité de bleu, de vert et de rouge qui sera formée
dans chacune des trois couches du papier couleur.
Tirage additif : On ne se sert que de trois filtres, très
saturés, bleu, vert, et rouge , que l'on utilise successivement
en trois poses. La durée de chaque pose, sous chacun des
filtres, permet de doser la quantité de colorant supplémentaire,
libéré dans chaque couche du papier. En réduisant
les durées de pose en rouge et en bleu, par rapport à
la pose avec filtre vert, vous augmentez la quantité de teinte
verte de l'image positive. La méthode additive est plus facilement
mise en uvre, mais elle est complexe à maîtriser
et il n'est pas possible de maquiller les agrandissements pour améliorer
une région de l'image.
Acide acétique : il est utilisé dans le bain d'arrêt
pour stopper l'action du révélateur. On recommande
une solution de 2% pur le traitement des films et des papiers photosensibles.
Actinique : se dit d'un éclairage qui impressionne
les surfaces sensibles.
Agrandissement : réalisation d'une épreuve plus
grande que le négatif
Bain d'arrêt : solution acide dont le but est de stopper
l'action du révélateur
Contraste : différence entre les densités extrême
d'un négatif ou encore entre les luminances extrêmes
d'un sujet. L e contraste final de l'image dépend à
la fois du sujet , de la nature et du traitement du négatif
et du positif.
Couleurs complémentaires : deux couleurs sont dites
complémentaires lorsque leur addition donne le blanc.
Emulsion : Matériau sensible à la lumière
constitué par la suspension de particules d'halogénure
d'argent dans la gélatine " couche photosensible ".
Elle est " couchée " sur divers supports pour la
fabrication de diverses sortes de films et de papiers photographiques.
Granulation : structure de l'image photographique due aux
grains d'argent répartis sur l'émulsion.
Filtre : Disque de verre ou de gélatine , coloré
ou non ,qui a la particularité de stopper les longueurs d'ondes
correspondant à ses propres couleurs.
Inactinique : Se dit d'un éclairage de laboratoire
qui n'impressionne pas les surfaces sensibles (non panchromatique)
Révélateur : Solution chimique permettant le
développement de l'image latente par réduction des
halogénures impressionnés en argent métallique.
Sensibilité : Réponse d'une émulsion
à l'action d'une quantité de lumière , exprimée
en ASA ,ISO ou IDN.
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